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mardi, 25 mai 2010

une touche de sagesse

En ce moment, beaucoup de gens ont renoncé à vivre. Ils ne s'ennuient pas, ils ne pleurent pas, ils se contentent d'attendre que le temps passe. Ils n'ont pas accepté les défis de la vie et elle ne les défie plus.
La cinquième montagne
Paulo Coelho

15:17 Écrit par petitprince dans méditations | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

Sarah McLachlan - Angel


podcast

 

Spend all your time waiting
For that second chance
For a break that would make it okay
There’s always one reason
To feel not good enough
And it’s hard at the end of the day
I need some distraction
Oh beautiful release
Memory seeps from my veins
Let me be empty
And weightless and maybe
I’ll find some peace tonight

In the arms of an angel
Fly away from here
From this dark cold hotel room
And the endlessness that you fear
You are pulled from the wreckage
Of your silent reverie
You’re in the arms of the angel
May you find some comfort there

So tired of the straight line
And everywhere you turn
There’s vultures and thieves at your back
And the storm keeps on twisting
You keep on building the lie
That you make up for all that you lack
It don’t make no difference
Escaping one last time
It’s easier to believe in this sweet madness oh
This glorious sadness that brings me to my knees

In the arms of an angel
Fly away from here
From this dark cold hotel room
And the endlessness that you fear
You are pulled from the wreckage
Of your silent reverie
You’re in the arms of the angel
May you find some comfort there
You’re in the arms of the angel
May you find some comfort here

15:11 Écrit par petitprince dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

jeudi, 20 mai 2010

لا تنسى ..


سُكون يخيم على كل شيء
tout est immobile

صمت رهيب وهدوء عجيب ليس هناك سوى موتى وقبور
un silence horrible et un calme terrible, il n'y a que des morts et des tombes

انتهى الزمان وفات الأوان
les temps sont fini et l'heure est arrivée

صيحة عالية رهيبة تشق الصمت
un grand et terrifiant hurlement qui casse ce silence

يدوي صوتها في الفضاء توقظ الموتى
son écho se répond dans l'espace et réveil les morts

تبعثر القبور
disperse les tombes

تنشق الارض
explose le sol

يخرج منها البشر
duquel sortent des humains

حفاة عراة
nues

عليهم غبار قبورهم
envahis de la poussière de leurs tombes

كلهم يسرعون يلبون النداء فاليوم هو يوم القيامة لا كلام
tous pressés à répondre à l'appel car aujourd'hui c'est sans doute le jour du réveil

ينظر الناس
les gens regardent
حولهم في ذهول
autour d'eux avec stupéfiance

هل هذه الأرض التي عشنا عليها ؟؟؟
Est-ce la terre sur laquelle on a vécu???

الجبال دكت
les montagnes sont écrasées

الأنهار جفت
les rivières séchées

البحار اشتعلت الأرض غير الأرض
les mers enflammées, et la terre n'est plus terre

السماء غير السماء
le ciel n'est plus le ciel

لا مفر من تلبية النداء
nul part ou fuir à part répondre à l'appel

وقعت الواقعة !!!!
!!!! L'événement attendu se produit

الكل يصمت الكل مشغول بنفسه لا يفكر الا في مصيبته
tout le monde est silencieux, chacun est occupé à trouver une solution à son cas

الآن اكتمل العدد من الأنس والجن والشياطين والوحوش
maintenant, le nombre est au complet, humains, esprits(Djinns), diables et animaux

الكل واقفون في ارض واحدة
tous debout dans un même terrain

فجأة .....
..... Soudain

تتعلق العيون بالسماء أنها تنشق في صوت رهيب يزيد الرعب
les regards sont figés sur le ciel, il s'ouvre générant un bruit terrifiant qui augmente la terreur,

رعبا والفزع فزعا
et amplifie la stupeur

ينزل من السماء ملائكة اشكالهم رهيبة
et descendent du ciel des anges aux formes terrifiantes

واقفون صفا واحدا في خشوع وذل
se mettent debout dans une rangé avec crainte et soumission

يفزع الناس يسألونهم
les gens choqués leurs demandent....

أفيكم ربنا ... ؟؟؟!!!
Est-ce que notre Dieu est parmi vous...???

ترتجف الملائكة
les anges tremblent

سبحان ربنا
et louent le seigneur

ليس بيننا ولكنه آت ...
.... il n'est pas parmi nous, mais il arrive

يتوالي نزول الملائكة حتي ينزل حملة
les anges continuent à descendre jusqu'à ce que les porteurs

العرش ينطلق منهم صوت التسبيح
du trône arrivent en louant le seigneur

عاليا في صمت الخلائق
très fort et très haut dans un silence complet des créatures


ثم ينزل الله تبارك وتعالي في
et ensuite descend Allah le Plus Grand et le Plus Fort

جلاله وملكه ويضع كرسيه حيث يشاء من أرضه
dans Son Altesse et Son Royaume et place Sa chaise la où Il veut sur Sa terre

فمن وجد خيرا فليحمد الله ومن وجد غير ذلك فلا يلومن إلا نفسه
celui qui trouve du bien, remerciera Allah et les autres ne doivent en vouloir que leurs propres personnes

الناس أبصارهم زائغة
les regards des gens sont perdus

والشمس تدنو من الرؤوس من فوقهم لا يفصل بينهم وبينها
le soleil se rapproche très fort des têtes des gens

إلا ميل واحد ولكنها في هذا اليوم حرها مضاعف
et ce jour la, sa chaleur est multipliée

أنا وأنت واقفون معهم نبكي
Toi, et moi debout parmi ses gens en pleurs

دموعنا تنهمر من الفزع والخوف
nos larmes coulent de peur et de terreur

الكل ينتظر ويطول الانتظار
tout le monde attend et l'attente s'étend

خمســـــــــــــــــــــــون ألف سنة
cinquante milles années

تقف لا تدري الى أين تمضي الى الجنة او النار
tu es debout, tu ne sais pas ou tu vas atterrir, paradis ou enfer

خمسون ألف سنة ولا شربة ماء
cinquante milles ans sans goute d'eaux

تلتهب الأفواه والأمعاء
les bouches et les intestins s'enflamment


الكل ينتظر
tout le monde attend

البعض يطلب الرحمة ولو بالذهاب الي النار من هول الموقف وطول
certain demande la miséricorde même si c'est pour aller directement en enfer tellement la situation est insupportable

الانتظار لهذه الدرجة نعم؟؟؟!!!
L'attente à ce point ?? Oui!!!

ماذا أفعل..
Qu'est ce que je fais ...

هل من ملجأ يومئذ من كل هذا ؟؟؟
Est-ce qu'il y a un refuge de tout ça ce jour la???

نعم فهناك أصحاب الامتيازات الخاصة
oui, il y a ceux qui ont des traitements de faveurs

السبعة الذين يظلهم الله تحت عرشه
les sept qu'Allah couvre avec l'ombre de son trône

منهم شاب نشأ في طاعة الله
parmi eux, un jeune qui a grandi dans l'obéissance d'Allah

ومنهم رجل قلبه معلق بالمساجد
et parmi eux un homme au cœur attaché aux mosquées

ومنهم من ذكر الله خاليا ففاضت عيناه
et parmi eux un homme qui loue Allah en secret et qui pleure

هل أنت من هؤلاء ؟؟؟
es-tu parmi eux?

الأمل الأخير..
.... dernier espoir
ما حال بقية الناس ؟
Et les autres gens?
يجثون على ركبهم خائفين ....
.... ils avancent sur leurs genoux de peur



أليس هذا هو أدم أبو البشر ؟
N'est ce pas Adam le père des humains?

أليس هذا من أسجد الله له الملائكة ؟
n'est ce pas celui devant lequel les anges se sont prosterné?

الكل يجري اليه ....
... tout le monde courent vers lui

اشفع لنا عند الله اسأله أن يصرفنا من هذا الموقف ..
.... demande à Allah de nous éviter cette situation

فيقول : ان ربى قد غضب اليوم غضبا لم يغضب مثله من قبل ..
Il répond: mon seigneur s'est énervé aujourd'hui comme il ne l'a jamais été

نفسي نفسي. .
.. Et ajoute, d'abord moi, d'abord moi

يجرون الى موسى فيقول
ils courent vers moïse et il leurs dit

نفسي نفسي ..
.. D'abord moi, d'abord moi

يجرون الى عيسى فيقول
ils courent vers Jésus et il dit à son tour

نفسي نفسي ..
.. D'abord moi, d'abord moi

وأنت معهم تهتف
et toi parmi eux tu cries

نفسي نفسي .....
.. D'abord moi, d'abord moi

فاذا بهم يرون محمد صلى الله عليه وسلم
jusqu'à ce qu'ils aperçoivent Mohammed (S)

فيسرعون اليه
et ils courent vers lui

فينطلق الى ربه ويستأذن عليه فيؤذن له
alors il se dirige vers son seigneur et demande l'autorisation de lui parler, et on la lui accorde

يقال سل تعط واشفع تشفع ..
.... on lui : demande et tu auras

والناس كلهم يرتقبون
et tous les gens attendent

فإذا بنور باهر انه نور عرش الرحمن
et la, une lumière éblouissante jailli du trône du miséricordieux

وأشرقت الأرض بنور ربها
et terre s'est illuminée avec la lumière de son Seigneur

سيبدأ الحساب ...
.... les comptes vont commencer

ينادي ..
.. On appelle

فلان ا بن فلان ..
.. Tel fils de tel

انه اسمك أنت
c'est ton nom,

تفزع من مكانك ..
... tu sursaute de ta place

يأتي عليك الملائكة يمسكون بك من كتفيك
les anges viennent te récupérer en te tenant par les épaules

يمشون بك في وسط الخلائق
vous avancez parmi les créatures

الراكعة على أرجلها
prosternées sur leurs pieds

وكلهم ينظرون اليك
et tous te regardant

صوت جهنم يزأر في أذنك ..
Le son de l'enfer grogne dans tes oreilles

وأيدي الملائكة على كتفك ..
Et les mains des anges sur tes épaules

ويذهبون بك لتقف أمام الله للسؤال .....
..... Et t'emmènent au parloir devant Allah

ويبدأ مشهد جديد...
et la commence un nouveau paysage...

هذا المشهد سادعه لك أخي ولك يا أختي
ce paysage la, je te le laisse

فكل واحد منا يعرف ماذا عمل في حياته
parce que tu connais mieux que quiconque ce que tu as fais pendant ta vie

هل أطعت الله ورسوله محمد صلى الله عليه وسلم؟؟؟
As tu obéi à Allah et son prophète (S)

هل قرأت القرآن الكريم وعملت بأحكامه ؟؟
As tu lu le coran et travailler avec ses commandements

هل عملت بسنة نبينا محمد صلى الله عليه وسلم ؟؟؟
as-tu travailler avec la tradition de notre prophète Mohammed(S)?

أم اتخذت لك نهجا غير نهجه...وسنة غير سنته...
... ou tu as adopté une façon de faire propre à toi,

وكنت من الذين أخبر عنهم حين قال
et que tu fais parti de ceux desquels le prophète (S) a dit

وإنّ امّتي ستفرق بعدي على ثلاث وسبعين فرقة،
ma communauté sera divisée après moi en 73 groupes

فرقة منها ناجية واثنتان وسبعون في النار.
1 seul parmi ces groupe est sauvé, et les autres en enfer

فهل سألت نفسك من أي فرقة ستكون؟؟؟
Tu t'es déjà posé la question de quel groupe tu fais parti???

هل أديت الصلاة في وقتها ؟؟؟
as tu prié à l'heure?

هل صمت رمضان إيمانا واحتسابا ؟؟؟
as-tu jeuné pendant le ramadan par croyance??

هل تجنبت النفاق أمام الناس بحثا عن الشهرة ؟؟
as tu éviter l'hypocrisie parmi les gens en quête de la célébrité ??

هل أديت فريضة الحج ؟؟؟
as-tu fais l'obligation du pèlerinage??

هل أديت زكاة مالك ؟؟؟
as-tu donné la Zakat de ton argent???

هل كنت باراً بوالديك ؟؟
es tu bien avec tes parents??

هل كنت صادقا مع نفسك ومع الناس أم كنت تكذب وتكذب وتكذب ؟؟
es-tu sincère avec toi même et avec les gens? Ou bien tu mens, et tu mens, et tu mens??

هل كنت حسن الخلق أم عديم الأخلاق ؟؟؟
as-tu un bon comportement ou un mauvais comportement??

هل ..وهل ..وهل ؟؟
est-ce... Est-ce ... est-ce????

هناك الحساب .....
.... là-bas est le rendement des comptes

أما الآن ...!!!
!!! ... mais maintenant

فاعمل لذلك اليوم...
.... Travail pour ce jour la
ولا تدخر جهداَ
et n'économise aucun effort

واعمل عملاَ يدخلك الجنه
et fais ce qui te mène au paradis

ويبيض وجهك أمام الله يوم تلقاه ليحاسبك
et ce qui blanchi ton visage devant Allah le jour ou tu le verras pour ton rapport

وإلا فإن جهنم هي المأوى ....
... sinon c'est l'enfer qui sera ton refuge

واعلم أن الله كما أنه غفور رحيم هو أيضا شديد العقاب
et sache que comme Allah et clément et miséricordieux, il est aussi sévère dans ses châtiments

فلا تأخذ صفه
alors n'adopte pas un comportement

وتنسى الأخرى ....
... pour oublier un autre

أشياء لن يسألك الله عنها
des choses à propos desquelles tu ne sera pas questionné

لن يسألك ما نوع السيارة التي تقودها .......
.... Allah ne te demandera pas quel type de voiture tu as

بل سيسألك كم شخصا نقلت بسيارتك ولم تكن لديه وسيلة مواصلات
mais, combien de personne sans moyen de transport tu as transporté

لن يسألك كم مساحة بيتك ..... بل سيسألك كم شخصا استضفت فيه
ne te demandera pas quelle est la superficie de ta maison, mais combien d'invités tu as reçus dedans,

لن يسألك كم كان راتبك ... بل سيسألك كيف أنفقته ومن أين اكتسبته
il ne te demandera pas ton salaire, mais dans quoi tu l'as dépensé

لن يسألك ما هو مسماك الوظيفي ... بل سيسألك كيف أديت عملك بقدر ما
ne te demande pas ton grade au travail, mais te demandera comment tu l'as accompli

تستطيع
لن يسألك كم صديقاً لك بل سيسألك كم أخا لك في الله.
Ne te demandera pas combien d'amis tu as, mais combien de frère de religions tu as

لن يسألك عن الحي الذي عشت فيه ..... بل سيسألك أي نوع من الجيران كنت
ne te demandera pas dans quel cartier tu vivais, mais quel genre de voisin tu étais

لن يسألك عن لون
ne te demandera pas la couleur de ta peau

بشرتك ....
بل سيسألك عن مكنونات نفسك ونظرتك للآخرين
mais te demande ce que tu cache au font de toi, et ta vue sur les autres

جمعنا الله في
qu'Allah nous unisse

الفردوس الأعلى وجعلنا أخوة متحابين في ظله
dans le paradis supérieur et qu'il face de nous des frères qui s'aiment sous son ombre

يوم لا ظل إلا ظله....
... le jour ou il n'y a d'ombre que la sienne

سبحانك اللهم وبحمدك أشهد أن لا إله إلا أنت أستغفرك وأتوب أليك

15:34 Écrit par petitprince dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

lundi, 17 mai 2010

حان الوقت

السؤال المطروح اليوم على كامل الأمة الإسلامية : ماذا بعد الغضب ؟
ماذا بعد الاستنكار ؟
ماذا بعد إرسال المساعدات والتبرعات ؟

أنا أعتقد أن الغضب أضعف الايمان ...
ولكنني مقتنع كذلك بأنه لابد من العمل على النهوض بأمتنا, بشعوبنا وبأوطاننا.

إذن بعد الغضب عمل كبير ينتظرنا ..
فهل يعقل أن يتقدم كل العالم ونقبع نحن في المؤخرة ؟
كيف يمكن أن نظل مجرد مستهلكين لما ينتج في بقية العالم ؟

البداية مرتبطة حتما بوجوب إدراك مدى تخلفنا العلمي والاقتصادي بالخصوص
لا بد أن نعي جيدا أن العمل هو السبيل الوحيد للنهضة ..
الغد يجب إعداده من اليوم ..
وبالتالي من لم يعد شيئا اليوم ..
فلن يكون له غد مشرق ..

.حان الوقت لتحرير الشعوب من وطأة الانقسامات المذهبية والطائفية
حان الوقت الاتحاد والتعاون والتبادل ...
كيف تتحد دول لها أعراق مختلفة ولغات مختلفة ومذاهب مختلفة وتاريخ مختلف ولا تتحد دول لها نفس الدين والتاريخ واللغة ؟
الوحدة المقصودة ليست سياسية .. فلا معنى لإنشاء دولة قد تسمى الولايات المتحدة الإسلامية.
إنما المقصود وحدة اقتصادية وعلمية ..
المقصود ليس الانغلاق والعدائية تجاه الغرب .. إنما الوعي بأن مصالح الدول الإسلامية المشتركة تقتضي العمل معا ..

فاليوم لاشك في وزن دول مثل تركيا وإيران وأندونيسيا .. فلماذا تبقى مهمشة دوليا؟ لماذا لا يبعث إتحاد اقتصادي إسلامي .. يمكن كل الدول من تبادل الثروات والكفاءات ؟

لماذا تبقى تركيا تستجدي الاتحاد الأوروبي للانضمام إليه، والحال أن مكانها الطبيعي الاتحاد اسلامي يمكن جميع الأمة من فتح آفاق جديدة والتخلص نهائيا من قيود الاستعمار ؟

فلا حرية مع اقتصاد هش لا يفي بحاجيات الشعب,
ولا سلام إذا ما أطعمتنا الدول الغربية .

لابد من الإيمان بأنه حان الوقت لانتفاضة علمية, ولثورة اقتصادية حتى نلتحق بمصاف الدول الحرة والمستقلة

اليوم وأكثر من أي وقت مضى, تتجلى أمامنا معاني الآية الكريمة: " إن الله لا يغير ما بقوم حتى يغيروا ما بأنفسهم" صدق الله العظيم

19:10 Écrit par petitprince | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook

vendredi, 14 mai 2010

mel ekher ...

"Nobody can give you freedom.

Nobody can give you equality or justice or anything.

If you're a man, you take it."

 

malcolmx.jpg

18:45 Écrit par petitprince dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

HOMMAGE À ABOU JIHAD OU MÉMOIRE D'UN ENFANT PALESTINIEN DE LA NAKBA DE 1948

aboujihad.jpgCe texte a été publié en 1988 dans la « Revue d'Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l'un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, et qui venait d'être assassiné le 16 avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie.

 

 

« Je ne peux oublier… »

« Je me souviens comme si c'était hier du jour où les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à Ramleh. « De l'aide pour Jaffa !, De l'aide pour Jaffa ! », criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L'un d'eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que les juifs attaqueraient Ramleh et Lodd s'ils arrivaient à prendre Jaffa. C'est exactement ce qui arriva. Une nuit, ils encerclèrent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens s'étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés et seuls.

Nos gens ne pouvaient se battre - avec quoi l'auraient-ils fait, nous n'avions pas d'armes. Le maire et une délégation municipale se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit : « D'accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d'y vivre normalement ». Les juifs lui répondirent « non ». Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.

Après notre décision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent soumis au tir de l'artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa. Le toit de notre maison fut touché. Nous étions au rez-de-chaussée. Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en éclats. Les obus tombaient partout sur la ville, et le maire demanda à la population d'aller se mettre à l'abri dans les mosquées et les églises. Nous vivions dans la partie chrétienne de Ramleh et nous nous hâtâmes vers l'église des catholiques. C'est à ce moment que certains de nos voisins furent tués par les obus.

Nous vécûmes deux jours dans l'église avant que les juifs n'entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous dormions collés les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le pied entre les corps tant ils étaient serrés. Quand les juifs entrèrent dans la ville, je montai au cinquième étage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des femmes et des enfants qui étaient encore dans la rue. Je ne peux l'oublier. Puis je regardai les soldats juifs entrant dans nos maisons, défonçant ou cassant les portes et faisant feu à l'intérieur. Parfois, ils en faisaient sortir des gens qu'ils abattaient dans la rue.

Dans l'église les gens pleuraient. Certains criaient « Deir Yassine, Deir Yassine ». Nous étions convaincus que nous allions être à notre tour massacrés. Le prêtre confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirigèrent vers l'église, il sortit à leur rencontre. Puis il y revint avec eux. Ils nous dirent : « Les mains en l'air ». Tout le monde s'exécuta. Alors ils commencèrent à nous trier. Ils nous dirent qu'ils voulaient tous les jeunes et les hommes âgés de quatorze à quarante cinq ans. Puis ils les emmenèrent vers les prisons et les camps de détention. Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.

Le lendemain, les juifs nous autorisèrent à regagner nos maisons, et je n'oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats juifs firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils forçaient leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu'ils cherchaient des armes. En réalité, ils visaient - c'était partie de leur politique - à nous donner un sentiment permanent de panique et d'insécurité. C'était leur tactique pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie. Ma grand-mère était à l'époque très vieille et très malade. A chaque fois que les juifs débouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement les couvertures de son lit. Quand ils réalisèrent néanmoins que malgré tout nous n'avions pas l'intention de bouger, ils devinrent de plus en plus agressifs.

Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous ordonnèrent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains points de la route. Ils dirent qu'ils préparaient des autobus pour nous emmener à Ramallah. Nous passâmes ainsi trois jours au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos têtes. Le deuxième jour, comme les autobus n'arrivaient pas, ils donnèrent l'ordre aux vieux de marcher vers Ramallah. Je restai seul avec trois de mes frères - l'un d'eux était encore un nourrisson -, mes trois sœurs, ma mère, ma grand-mère et ma tante.

Le troisième jour, les autobus arrivèrent. Nous avions quelques sacs avec nous. Dans l'un d'eux du pain, du fromage et un pyjama neuf dont j'étais très fier. Lorsque les juifs nous dirent que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d'en sortir le pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant, je m'adressai au chauffeur. Je lui dis en hébreu : « Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture », et je désignai l'un de nos sacs. Il me dit « d'accord, d'accord ». Lorsque j'y glissai ma main il y eut des cris d'énervement en hébreu. A cet instant, ma mère me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J'aurais été probablement abattu si ma mère n'avait pas vu ce qui se passait. Les balles me manquèrent, mais touchèrent l'un de nos voisins de la famille al-Marsala à la jambe. Il vit aujourd'hui à Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui l'ont touché sont le sacrifice qu'il fit pour la vie de Khalil al-Wazir !

A quelque 16 kilomètres de Ramallah, les juifs firent stopper les autobus et nous ordonnèrent de descendre et de continuer à pied. « Ramallah est par là, vous devez couper à travers ces vallées et ces collines. » Nous nous mîmes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes étaient vieilles et malades, et il fallait qu'elles s'arrêtent toutes les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D'autres qui étaient en meilleure forme étaient quand même épuisées car elles portaient leurs enfants.

La deuxième nuit, les juifs nous bombardèrent au canon et au mortier. Nous commençâmes par nous mettre à l'abri derrière les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde commença à pleurer et à paniquer... et nous nous mîmes à courir, courir, courir jusqu'à Ramallah.

Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et sœurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit : « Tu ne peux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah ». Ma mère refusa. Elle me dit : « Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes sœurs et courir ? » Je répondis « oui » et c'est ce que je fis. Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée. Comment l'oublier ?

Il n'y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats réguliers, ni volontaires, aucun contingent arabe d'aucune sorte. Les juifs savaient qui nous étions et où nous nous trouvions. L'attaque était délibérée et calculée et avait un seul objectif. Ils voulaient être sûrs que nous arriverions à Ramallah dans un grand état de panique et de détresse. Ils espéraient que notre état, ce que nous raconterions, inciterait d'autres pris de panique à quitter leurs foyers. Ce n'était qu'une partie de la stratégie intelligente et réussie des sionistes pour nous forcer à abandonner notre patrie sous l'effet de la peur.

Je sais que cela peut vous sembler difficile à croire, mais c'est ce qui est arrivé. »

Quarante ans plus tard, l'enfant qui avait réussi à atteindre Ramallah fut rejoint par ses tueurs et assassiné à son domicile de Sidi-Bou-Saïd, dans la banlieue de Tunis à l'aube du 15 avril 1988. Auparavant Khalil al-Wazir était devenu Abou Jihad, et il n'avait « jamais oublié ».

par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

17:16 Écrit par petitprince | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

mercredi, 12 mai 2010

Comment l'oublier ?

"Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et sœurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit : « Tu ne peux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enve...rrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah ». Ma mère refusa. Elle me dit : « Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes sœurs et courir ? » Je répondis « oui » et c'est ce que je fis. Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée. Comment l'oublier ? "

(témoignage de Khalil al-Wazir alias Abou Jihed)

 

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BIEN AVANT LA NAKBA LES MASSACRES ONT DÉBUTÉ

dimanche 7 juin 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

Pour tuer et chasser un maximum de Palestiniens, les bandits sionistes n'épargnaient rien, avant et pendant la Nakba (la catastrophe de 1948). Des tueries, des déportations, de vols. Les assassins sionistes ouvraient même le ventre de femmes enceintes pour tuer les fœtus.

Voilà en résumé quelques-uns de ces massacres.

 

- Le massacre de Haïfa : Le 6 mars 1937, les terroristes des bandes Itsel et Lihi lancent une bombe dans le marché de la ville. 18 Palestiniens ont été tués et 38 autres ont été blessés.

- Le massacre d'Al-Quds : Le 31 décembre 1937, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe dans le marché de légumes de la ville, tuant dix Arabes et en blessant des dizaines d'autres.

- Le massacre de Haïfa : Le 6 juillet, des terroristes de la bande sioniste Itsel font exploser deux voitures piégées dans le marché de la ville. 21 tués, 52 blessés.

- Le massacre d'Al-Quds : Le 15 juillet 1938, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe sur les croyants qui sortent d'une mosquée de la ville. 10 morts, 3 blessés.

- Le massacre de Haïfa : Le 25 juillet 1938, une voiture piégée par la même bande sioniste Itsel explose et laisse 35 morts et 70 blessés.

- Le massacre de Haïfa : Le 26 juillet 1938, les terroristes de la bande Itsel lance une bombe dans le marché de la ville. 47 Arabes tombent en martyre.

- Le massacre d'Al-Quds : Le 26 août 1938, une voiture piégée est explosée par la bande sioniste Itsel, tuant 34 Arabes et en blessant 35 autres.

- Le massacre de Haïfa : Le 27 mars 1939, les terroristes de la bande Itsel lance deux bombes dans le marché de la ville. 27 Arabes tombent en martyre. 39 autres sont blessés.

- Le massacre du village Al-Cheikh, au sud-est de Haïfa : Le 12 juin 1939, les bandes sionistes de Haganah attaquent le village et kidnappent cinq de ses habitants pour les tuer plus tard.

- Le massacre de Haïfa : Le 19 juillet 1939, les terroristes sionistes lancent une bombe dans le marché de la ville. 9 Arabes tombent en martyre et quatre autres sont blessés.

- Le carnage de Haïfa : Le 20 juin 1947, les terroristes des bandes Itsel et Alihi dissimulent une bombe dans le marché de la ville. 78 Arabes tombent en martyre. 24 autres sont blessés.

- Le massacre d'Al-Abbassiya : Le 13 décembre 1947, l'organisation terroriste Aragon attaque le village d'Al-Abbasiyya, à l'est de la ville de Jaffa. Les bandits ouvrent le feu sur des civils et tuent 9 Arabes et en blessent sept.

- Le massacre Al-Khassasse : Le 13 décembre 1947, une force de Balmakh effectue une attaque contre le village d'Al-Khassasse. Elle tue dix personnes, tous enfants et femmes.

- Massacre de Bab Al-Amoud : Le 29 décembre 1947, les bandits d'Aragon font exploser un baril d'explosif à côté de Bab Al-Amoud, une des portes de la sainte mosquée d'Al-Aqsa. 14 Arabes y laissent la vie et 27 autres en sortent blessés. Le lendemain, de la même manière et sur le même lieu, les mêmes bandits tuent 11 Arabes et 2 Britanniques.

- Le massacre d'Al-Quds : Le 12 décembre 1947, un terroriste de la bande sioniste Aragon lance une bombe, d'une voiture roulant à toute vitesse, sur des civils. Bilan : 11 morts.

- Le massacre de Cheikh Brik : Le 30 décembre 47, des bandits sionistes attaquent le village de Cheikh Brik, près de Haïfa, et y tuent 40 habitants.

- Le carnage du village Al-Cheikh, sur la montagne Al-Karmel : Le 31 décembre 1947, une force de Balmakh attaque le village, au réveillon du nouvel an. Elle tue 60 personnes.

- Le massacre de l'hôtel Samir Amis : Le 5 janvier 1948, dans le quartier Al-Yaqtamoun de la ville d'Al-Quds, la bande Aragon fait exploser cet hôtel et tue tous ses occupants. 19 personnes tombent en martyre et plus de 20 autres sont blessés, tous des Arabes.

- Le massacre d'Al-Quds : Le 5 janvier 1948, un membre de l'organisation sioniste Aragon lance une bombe sur le portail de Jaffa et tue 18 Arabes et en blesse 41.

- Le massacre de Sarayas Al-Arabiya : Le bâtiment de Sarayas Al-Arabiya se trouvait devant la célèbre horloge de la ville de Jaffa et abritait le siège du Comité National Arabe. Le 8 janvier 1948, les bandits sionistes mettent une voiture piégée. Son explosion tue 70 Arabes et en blesse des dizaines d'autres.

- Le massacre des Sarayas Al-Qadima : Le 14 janvier 1948, des membres de la bande sioniste Aragon stationne une voiture piégé à côté des anciens bâtiments Al-Saraya Al-Qadima (les bâtiments administratifs) de la ville de Jaffa et de ses environs. 30 Arabes y laissent la vie.

- Le massacre de Haïfa : Le 16 janvier, plusieurs terroristes sionistes déguisés en soldats britanniques entrent dans un magasin commercial, non loin de l'immeuble Al-Maghrabi, dans la rue Saladin de la ville de Haïfa, sous prétexte d'inspection. Ils y cachent une bombe. Son explosion détruit le bâtiment et tue 31 hommes, femmes et enfants. Plus de 60 autres Palestiniens sont également blessés.

- Massacre de Yazour : Le 22 janvier 1948, plusieurs membres de Haganah attaquent les habitants du village de Yazour, 5 km au sud-est de la ville de Jaffa. Ils tuent 15 personnes ; la plupart étaient encore dans leur lit !

- Le massacre de la rue Abbas : Le 28 janvier 1948, plusieurs terroristes sionistes laissent tomber, à partir du haut quartier d'Al-Hader, un baril rempli d'explosifs sur la rue arabe d'Abbas pour détruire plusieurs maisons, tuer 20 Arabes et en blesser une cinquantaine.

- Le massacre de Tira : Le 10 février 1948, un groupe de terroristes sionistes stoppent un certain nombre d'Arabes qui retournent à leur village de Tira, dans la ville de Tulkarem. Ils ouvrent le feu sur eux pour tuer 7 personnes et en blesser 5.

- Le massacre du village de Saassaa : Le 14 février 1948, une force de la brigade Balmakh, branche de l'organisation sioniste Haganah, investit le village et détruit une vingtaine de maisons sur leurs habitants qui hissent pourtant des drapeaux blancs. Environ 60 habitants du village, des femmes et des enfants en majorité, périrent.

- Le massacre du bâtiment Al-Salam : Le 20 février 1948, la bande terroriste Chterne vole une jeep militaire britannique pour la bourrer d'explosifs et la mettre devant le bâtiment Al-Salam, dans la ville d'Al-Quds. Son explosion tue 14 Arabes et en blesse 26 autres.

- Le massacre d'Al-Hosseïnia : Le 13 mars 1948, dans ce village, la bande de Haganah détruit plusieurs maisons avec des explosifs et tue plus de 30 habitants.

- Le massacre d'Al-Ramla : Le 30 mars 1948, dans le marché de la ville d'Al-Ramla, 25 Arabes sont assassinés par des terroristes sionistes.

- Le massacre du train Caire-Jaffa : Le 31 mars 1948, cette ligne ferroviaire rapide est dynamitée par la bande sioniste Chterne. 40 personnes tombent en martyre et plus de 60 autres sont blessées.

- Le massacre du train Jaffa-Haïfa : Le 31 mars 1948, un groupe de la bande Haganah fait exploser cette ligne ferroviaire, à proximité de Netanya. 40 personnes trouvent la mort.

- Le massacre d'Abou Kébir : Le 31 mars 1948, des divisions de Haganah attaquent le quartier Abou Kabir de la ville de Jaffa. Ils détruisent des maisons et tuent les gens qui fuient leurs maisons.

- Le massacre de Dir Yacine : Le 9 avril 1948, des membres des bandes sionistes Chterne et Aragon attaquent le village de Dir Yacine, à 6 km à l'ouest de la ville d'Al-Quds, et assassinent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin. De plus, ils mutilent leurs victimes et les jettent dans le puits du village. Ils laissent au moins 254 martyrs, femmes, enfants et personnes âgées en majorité.

- Le massacre de Qalwina : Le 12 avril 1948, une force de l'organisation sioniste terroriste de Balmakh attaque le village de Qalwina, 7 km au loin de la ville d'Al-Quds. Plusieurs maisons sont dynamitées et 14 personnes au moins périssent.

- Le massacre d'Al-Lajoun : Le 13 avril 1948, ce village de la sous-préfecture de Jénine est attaqué par la bande sioniste Haganah et 13 habitants sont tués.

- Le massacre de Nasser Ad-Dine : Le 14 avril 1948, les bandes Aragon et Chterne envoient une force dont les membres étaient habillés en Arabes au village de Nasser Al-Dine, 7 km au sud-ouest de la ville de Tabaria. Elle ouvre le feu sur ses habitants pour en tuer 50 personnes. A savoir que ce village ne comptait que 90 habitants.

- Le massacre de Tabaria : Le 19 avril 1948, les bandes sionistes font exploser une maison et tuent 14 personnes.

- Le massacre de Haïfa : Le 22 avril 1948, du côté de Hadar Al-Karmel, la ville de Haïfa est attaquée par des bandes sionistes, dans la nuit. Elles occupent des rues, des maisons et des bâtiments publics. Elles tuent 50 Arabes et en blessent 200 autres. Les habitants veulent faire fuir leurs enfants et leurs femmes vers la zone du port, une étape avant d'aller à la ville d'Akka. Mais ce groupe est aussi attaqué par des Sionistes. 100 personnes tombent en martyre et 200 autres sont blessés.

- Le massacre de Aïne Al-Zaïtoune : Le 4 avril 1948, dans la localité d'Aïne Al-Zaïtoune, ce village arabe de la sous-préfecture de Safad, environ 70 captifs arabes sont exécutés, les mains enchaînées, raconte l'écrivaine juive Natiba Ben Yahouda dans son livre "Derrière les falsifications".

- Le massacre de Safad : Le 13 mai 1948, dans la ville de Safad, la bande terroriste sioniste Haganah assassine 70 jeunes.

- Le massacre d'Abou Chocha : Le 14 mai 1948, des soldats sionistes de la brigade Jafati encerclent de tous les côtés le village d'Abou Chocha, à environ cinq kilomètres de la ville d'Al-Ramla. Ils bombardent le village avec des balles réelles et des obus de mortier pour tuer 60 de ses habitants.

- Le massacre de Beit Drass : Le 21 mai 1948, une force sioniste, épaulée par des blindés, encercle le village de Beit Drass pour empêcher l'arrivée de tout secours. Puis elle bombarde intensément le village en usant de ses canons et de ses obus de mortier. Un grand nombre d'enfants, de femmes, de personnes âgées qui veulent fuir le village est exterminé sur les entrées du village. Cet affreux massacre laisse 260 martyrs.

- Le massacre d'Al-Tantoura : Le 22 mai 1948, les Sionistes pratiquent un massacre. Ce qui s'est passé dans le village d'Al-Tantoura était un vrai carnage collectif, confirme l'Israélien Théodore Kats, dans son mémoire de DEA présenté à l'université de Haïfa. Il souligne que le village a été occupé la nuit du 22 au 23 mai 1948, par l'escadron 33 de la brigade Aleksanerouni. Pour des heures durant, les soldats de l'occupation poursuivent et tuent des habitants. Plus tard, le cimetière contenant les 200 corps des victimes de ce carnage sera transformé en un parking servant la plage de la colonie sioniste de Dor, sur la Méditerranée, au sud de la ville de Haïfa.

- Le massacre d'Al-Ramla : Le 1er juin 1948, dans la ville d'Al-Ramla, des officiers sionistes donnent aux habitants le choix entre quitter leur ville ou l'emprisonnement collectif. Ce n'est qu'une ruse. Ils assassinent beaucoup de ses habitants et jettent leurs corps sur la route publique Al-Ramlah-Allad. 25 familles y restent seulement.

- Le massacre de Jamzo : Le 9 juillet 1948, une brigade sioniste de l'armée sioniste sous le nom de Yaftah se divise en deux parties. Une s'oriente vers la route du sud pour occuper le village d'Annaba et puis celui de Jamzo. Dans ce dernier, les soldats chassent les habitants et ouvrent le feu sur eux pour tuer 10 personnes.

- Le massacre d'Al-Lad : Le 11 juillet 1948, une unité commando sous la direction du terroriste Mouchet Dayan investit la ville Al-Lad en tirant sur tout ce qui bouge. Les Arabes, au nombre de 176, qui se protègent dans la mosquée de Dahach, sont massacrés. Ainsi, le nombre total du carnage s'élève à 426 martyrs !

- Le massacre d'Al-Majdal : Le 17 octobre 1948, la brigade de Lihi guidée par le même terroriste de Mochet Dayan attaque la ville d'Al-Majdal, inspecte les maisons et tire sur leurs habitants pour liquider des familles entières. 200 Arabes dont des femmes et des enfants tombent en martyre.

- Le massacre d'Ad-Dwayma (département d'Al-Khalil, Hébron) : Le 29 octobre 1948, les bandits d'une brigade de l'organisation terroriste sioniste présidée par Mouchet Dayan investissent les maisons et tirent sur les familles. Deux cent personnes tombent en martyre.

- Le massacre d'Aylbon : Le 30 octobre 1948, l'armée de l'occupation israélienne occupe la zone d'Aylbon et rassemble ses jeunes, au nombre de 14, pour les tuer sur-le-champ.

- Le massacre d'Al-Hawla : Le 30 octobre 1948, la division Krmili de l'armée de l'occupation israélienne occupe le village d'Al-Hawla et rassemble environ 70 Palestiniens pour leur tirer dessus.

- Le massacre d'Arab Al-Mowassi : Arab Al-Mowassi est une tribu arabe palestinienne dont les maisons étaient éparpillées à Akka, Tabaria et Safad. Le 2 novembre 1948, l'armée de l'occupation israélienne met la main sur 16 jeunes de cette tribu et les tue, sous prétexte qu'ils ont coopéré avec l'Armée de Sauvetage.

- Le massacre de Majd Al-Koroum : Le 5 décembre 1948, une force de l'armée israélienne entre dans le village de Majd Al-Koroum sous prétexte qu'elle recherche des armes. Elle regroupe les habitants dans une place du village pour en exécuter huit personnes.

- Le massacre d'Om Al-Chof : Le 30 décembre 1948, une unité de la bande sioniste Al-Atsal trouve un fusil et un pistolet chez des réfugiés palestiniens. Les bandits tuent alors, de façon inconsidérée, 7 jeunes parmi les habitants.

- Le massacre d'Al-Safsaf : Le 30 décembre 1948, dans le village palestinien d'Al-Safsaf, sous-département de Safad, des bandes sionistes interpellent 52 hommes pour leur tirer dessus et en tuer une dizaine. Et les femmes les supplient de laisser leur vie sauve, en vain. Trois d'entre elles sont violées. Quatre autres sont tuées.

- Le massacre de Jiz : Le 31 décembre 1948, dans le département d'Al-Ramla, des bandes sionistes investissent le village de Jiz pour tuer 13 de ses habitants, dont une femme et un nourrisson !

- En dépit de tous les assassinats, les carnages collectifs et les déportations pratiqués par les forces de l'occupation israélienne à l'encontre du peuple palestinien, ce peuple reste résistant. Il refuse et refusera de céder et continuera à se montrer fort face aux Sionistes qui veulent tout prendre.

Source : Centre d'information palestinien

09:54 Écrit par petitprince | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook