Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • mel ekher ...

    "Nobody can give you freedom.

    Nobody can give you equality or justice or anything.

    If you're a man, you take it."

     

    malcolmx.jpg

  • HOMMAGE À ABOU JIHAD OU MÉMOIRE D'UN ENFANT PALESTINIEN DE LA NAKBA DE 1948

    aboujihad.jpgCe texte a été publié en 1988 dans la « Revue d'Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l'un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, et qui venait d'être assassiné le 16 avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie.

     

     

    « Je ne peux oublier… »

    « Je me souviens comme si c'était hier du jour où les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à Ramleh. « De l'aide pour Jaffa !, De l'aide pour Jaffa ! », criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L'un d'eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que les juifs attaqueraient Ramleh et Lodd s'ils arrivaient à prendre Jaffa. C'est exactement ce qui arriva. Une nuit, ils encerclèrent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens s'étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés et seuls.

    Nos gens ne pouvaient se battre - avec quoi l'auraient-ils fait, nous n'avions pas d'armes. Le maire et une délégation municipale se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit : « D'accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d'y vivre normalement ». Les juifs lui répondirent « non ». Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.

    Après notre décision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent soumis au tir de l'artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa. Le toit de notre maison fut touché. Nous étions au rez-de-chaussée. Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en éclats. Les obus tombaient partout sur la ville, et le maire demanda à la population d'aller se mettre à l'abri dans les mosquées et les églises. Nous vivions dans la partie chrétienne de Ramleh et nous nous hâtâmes vers l'église des catholiques. C'est à ce moment que certains de nos voisins furent tués par les obus.

    Nous vécûmes deux jours dans l'église avant que les juifs n'entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous dormions collés les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le pied entre les corps tant ils étaient serrés. Quand les juifs entrèrent dans la ville, je montai au cinquième étage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des femmes et des enfants qui étaient encore dans la rue. Je ne peux l'oublier. Puis je regardai les soldats juifs entrant dans nos maisons, défonçant ou cassant les portes et faisant feu à l'intérieur. Parfois, ils en faisaient sortir des gens qu'ils abattaient dans la rue.

    Dans l'église les gens pleuraient. Certains criaient « Deir Yassine, Deir Yassine ». Nous étions convaincus que nous allions être à notre tour massacrés. Le prêtre confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirigèrent vers l'église, il sortit à leur rencontre. Puis il y revint avec eux. Ils nous dirent : « Les mains en l'air ». Tout le monde s'exécuta. Alors ils commencèrent à nous trier. Ils nous dirent qu'ils voulaient tous les jeunes et les hommes âgés de quatorze à quarante cinq ans. Puis ils les emmenèrent vers les prisons et les camps de détention. Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.

    Le lendemain, les juifs nous autorisèrent à regagner nos maisons, et je n'oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats juifs firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils forçaient leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu'ils cherchaient des armes. En réalité, ils visaient - c'était partie de leur politique - à nous donner un sentiment permanent de panique et d'insécurité. C'était leur tactique pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie. Ma grand-mère était à l'époque très vieille et très malade. A chaque fois que les juifs débouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement les couvertures de son lit. Quand ils réalisèrent néanmoins que malgré tout nous n'avions pas l'intention de bouger, ils devinrent de plus en plus agressifs.

    Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous ordonnèrent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains points de la route. Ils dirent qu'ils préparaient des autobus pour nous emmener à Ramallah. Nous passâmes ainsi trois jours au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos têtes. Le deuxième jour, comme les autobus n'arrivaient pas, ils donnèrent l'ordre aux vieux de marcher vers Ramallah. Je restai seul avec trois de mes frères - l'un d'eux était encore un nourrisson -, mes trois sœurs, ma mère, ma grand-mère et ma tante.

    Le troisième jour, les autobus arrivèrent. Nous avions quelques sacs avec nous. Dans l'un d'eux du pain, du fromage et un pyjama neuf dont j'étais très fier. Lorsque les juifs nous dirent que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d'en sortir le pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant, je m'adressai au chauffeur. Je lui dis en hébreu : « Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture », et je désignai l'un de nos sacs. Il me dit « d'accord, d'accord ». Lorsque j'y glissai ma main il y eut des cris d'énervement en hébreu. A cet instant, ma mère me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J'aurais été probablement abattu si ma mère n'avait pas vu ce qui se passait. Les balles me manquèrent, mais touchèrent l'un de nos voisins de la famille al-Marsala à la jambe. Il vit aujourd'hui à Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui l'ont touché sont le sacrifice qu'il fit pour la vie de Khalil al-Wazir !

    A quelque 16 kilomètres de Ramallah, les juifs firent stopper les autobus et nous ordonnèrent de descendre et de continuer à pied. « Ramallah est par là, vous devez couper à travers ces vallées et ces collines. » Nous nous mîmes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes étaient vieilles et malades, et il fallait qu'elles s'arrêtent toutes les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D'autres qui étaient en meilleure forme étaient quand même épuisées car elles portaient leurs enfants.

    La deuxième nuit, les juifs nous bombardèrent au canon et au mortier. Nous commençâmes par nous mettre à l'abri derrière les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde commença à pleurer et à paniquer... et nous nous mîmes à courir, courir, courir jusqu'à Ramallah.

    Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et sœurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit : « Tu ne peux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah ». Ma mère refusa. Elle me dit : « Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes sœurs et courir ? » Je répondis « oui » et c'est ce que je fis. Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée. Comment l'oublier ?

    Il n'y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats réguliers, ni volontaires, aucun contingent arabe d'aucune sorte. Les juifs savaient qui nous étions et où nous nous trouvions. L'attaque était délibérée et calculée et avait un seul objectif. Ils voulaient être sûrs que nous arriverions à Ramallah dans un grand état de panique et de détresse. Ils espéraient que notre état, ce que nous raconterions, inciterait d'autres pris de panique à quitter leurs foyers. Ce n'était qu'une partie de la stratégie intelligente et réussie des sionistes pour nous forcer à abandonner notre patrie sous l'effet de la peur.

    Je sais que cela peut vous sembler difficile à croire, mais c'est ce qui est arrivé. »

    Quarante ans plus tard, l'enfant qui avait réussi à atteindre Ramallah fut rejoint par ses tueurs et assassiné à son domicile de Sidi-Bou-Saïd, dans la banlieue de Tunis à l'aube du 15 avril 1988. Auparavant Khalil al-Wazir était devenu Abou Jihad, et il n'avait « jamais oublié ».

    par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

  • Comment l'oublier ?

    "Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et sœurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit : « Tu ne peux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enve...rrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah ». Ma mère refusa. Elle me dit : « Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes sœurs et courir ? » Je répondis « oui » et c'est ce que je fis. Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée. Comment l'oublier ? "

    (témoignage de Khalil al-Wazir alias Abou Jihed)

     

    arton1171.jpg

     

    BIEN AVANT LA NAKBA LES MASSACRES ONT DÉBUTÉ

    dimanche 7 juin 2009, par : Rédaction Enfants de (la) Palestine,

    Pour tuer et chasser un maximum de Palestiniens, les bandits sionistes n'épargnaient rien, avant et pendant la Nakba (la catastrophe de 1948). Des tueries, des déportations, de vols. Les assassins sionistes ouvraient même le ventre de femmes enceintes pour tuer les fœtus.

    Voilà en résumé quelques-uns de ces massacres.

     

    - Le massacre de Haïfa : Le 6 mars 1937, les terroristes des bandes Itsel et Lihi lancent une bombe dans le marché de la ville. 18 Palestiniens ont été tués et 38 autres ont été blessés.

    - Le massacre d'Al-Quds : Le 31 décembre 1937, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe dans le marché de légumes de la ville, tuant dix Arabes et en blessant des dizaines d'autres.

    - Le massacre de Haïfa : Le 6 juillet, des terroristes de la bande sioniste Itsel font exploser deux voitures piégées dans le marché de la ville. 21 tués, 52 blessés.

    - Le massacre d'Al-Quds : Le 15 juillet 1938, un terroriste de la bande sioniste Itsel lance une bombe sur les croyants qui sortent d'une mosquée de la ville. 10 morts, 3 blessés.

    - Le massacre de Haïfa : Le 25 juillet 1938, une voiture piégée par la même bande sioniste Itsel explose et laisse 35 morts et 70 blessés.

    - Le massacre de Haïfa : Le 26 juillet 1938, les terroristes de la bande Itsel lance une bombe dans le marché de la ville. 47 Arabes tombent en martyre.

    - Le massacre d'Al-Quds : Le 26 août 1938, une voiture piégée est explosée par la bande sioniste Itsel, tuant 34 Arabes et en blessant 35 autres.

    - Le massacre de Haïfa : Le 27 mars 1939, les terroristes de la bande Itsel lance deux bombes dans le marché de la ville. 27 Arabes tombent en martyre. 39 autres sont blessés.

    - Le massacre du village Al-Cheikh, au sud-est de Haïfa : Le 12 juin 1939, les bandes sionistes de Haganah attaquent le village et kidnappent cinq de ses habitants pour les tuer plus tard.

    - Le massacre de Haïfa : Le 19 juillet 1939, les terroristes sionistes lancent une bombe dans le marché de la ville. 9 Arabes tombent en martyre et quatre autres sont blessés.

    - Le carnage de Haïfa : Le 20 juin 1947, les terroristes des bandes Itsel et Alihi dissimulent une bombe dans le marché de la ville. 78 Arabes tombent en martyre. 24 autres sont blessés.

    - Le massacre d'Al-Abbassiya : Le 13 décembre 1947, l'organisation terroriste Aragon attaque le village d'Al-Abbasiyya, à l'est de la ville de Jaffa. Les bandits ouvrent le feu sur des civils et tuent 9 Arabes et en blessent sept.

    - Le massacre Al-Khassasse : Le 13 décembre 1947, une force de Balmakh effectue une attaque contre le village d'Al-Khassasse. Elle tue dix personnes, tous enfants et femmes.

    - Massacre de Bab Al-Amoud : Le 29 décembre 1947, les bandits d'Aragon font exploser un baril d'explosif à côté de Bab Al-Amoud, une des portes de la sainte mosquée d'Al-Aqsa. 14 Arabes y laissent la vie et 27 autres en sortent blessés. Le lendemain, de la même manière et sur le même lieu, les mêmes bandits tuent 11 Arabes et 2 Britanniques.

    - Le massacre d'Al-Quds : Le 12 décembre 1947, un terroriste de la bande sioniste Aragon lance une bombe, d'une voiture roulant à toute vitesse, sur des civils. Bilan : 11 morts.

    - Le massacre de Cheikh Brik : Le 30 décembre 47, des bandits sionistes attaquent le village de Cheikh Brik, près de Haïfa, et y tuent 40 habitants.

    - Le carnage du village Al-Cheikh, sur la montagne Al-Karmel : Le 31 décembre 1947, une force de Balmakh attaque le village, au réveillon du nouvel an. Elle tue 60 personnes.

    - Le massacre de l'hôtel Samir Amis : Le 5 janvier 1948, dans le quartier Al-Yaqtamoun de la ville d'Al-Quds, la bande Aragon fait exploser cet hôtel et tue tous ses occupants. 19 personnes tombent en martyre et plus de 20 autres sont blessés, tous des Arabes.

    - Le massacre d'Al-Quds : Le 5 janvier 1948, un membre de l'organisation sioniste Aragon lance une bombe sur le portail de Jaffa et tue 18 Arabes et en blesse 41.

    - Le massacre de Sarayas Al-Arabiya : Le bâtiment de Sarayas Al-Arabiya se trouvait devant la célèbre horloge de la ville de Jaffa et abritait le siège du Comité National Arabe. Le 8 janvier 1948, les bandits sionistes mettent une voiture piégée. Son explosion tue 70 Arabes et en blesse des dizaines d'autres.

    - Le massacre des Sarayas Al-Qadima : Le 14 janvier 1948, des membres de la bande sioniste Aragon stationne une voiture piégé à côté des anciens bâtiments Al-Saraya Al-Qadima (les bâtiments administratifs) de la ville de Jaffa et de ses environs. 30 Arabes y laissent la vie.

    - Le massacre de Haïfa : Le 16 janvier, plusieurs terroristes sionistes déguisés en soldats britanniques entrent dans un magasin commercial, non loin de l'immeuble Al-Maghrabi, dans la rue Saladin de la ville de Haïfa, sous prétexte d'inspection. Ils y cachent une bombe. Son explosion détruit le bâtiment et tue 31 hommes, femmes et enfants. Plus de 60 autres Palestiniens sont également blessés.

    - Massacre de Yazour : Le 22 janvier 1948, plusieurs membres de Haganah attaquent les habitants du village de Yazour, 5 km au sud-est de la ville de Jaffa. Ils tuent 15 personnes ; la plupart étaient encore dans leur lit !

    - Le massacre de la rue Abbas : Le 28 janvier 1948, plusieurs terroristes sionistes laissent tomber, à partir du haut quartier d'Al-Hader, un baril rempli d'explosifs sur la rue arabe d'Abbas pour détruire plusieurs maisons, tuer 20 Arabes et en blesser une cinquantaine.

    - Le massacre de Tira : Le 10 février 1948, un groupe de terroristes sionistes stoppent un certain nombre d'Arabes qui retournent à leur village de Tira, dans la ville de Tulkarem. Ils ouvrent le feu sur eux pour tuer 7 personnes et en blesser 5.

    - Le massacre du village de Saassaa : Le 14 février 1948, une force de la brigade Balmakh, branche de l'organisation sioniste Haganah, investit le village et détruit une vingtaine de maisons sur leurs habitants qui hissent pourtant des drapeaux blancs. Environ 60 habitants du village, des femmes et des enfants en majorité, périrent.

    - Le massacre du bâtiment Al-Salam : Le 20 février 1948, la bande terroriste Chterne vole une jeep militaire britannique pour la bourrer d'explosifs et la mettre devant le bâtiment Al-Salam, dans la ville d'Al-Quds. Son explosion tue 14 Arabes et en blesse 26 autres.

    - Le massacre d'Al-Hosseïnia : Le 13 mars 1948, dans ce village, la bande de Haganah détruit plusieurs maisons avec des explosifs et tue plus de 30 habitants.

    - Le massacre d'Al-Ramla : Le 30 mars 1948, dans le marché de la ville d'Al-Ramla, 25 Arabes sont assassinés par des terroristes sionistes.

    - Le massacre du train Caire-Jaffa : Le 31 mars 1948, cette ligne ferroviaire rapide est dynamitée par la bande sioniste Chterne. 40 personnes tombent en martyre et plus de 60 autres sont blessées.

    - Le massacre du train Jaffa-Haïfa : Le 31 mars 1948, un groupe de la bande Haganah fait exploser cette ligne ferroviaire, à proximité de Netanya. 40 personnes trouvent la mort.

    - Le massacre d'Abou Kébir : Le 31 mars 1948, des divisions de Haganah attaquent le quartier Abou Kabir de la ville de Jaffa. Ils détruisent des maisons et tuent les gens qui fuient leurs maisons.

    - Le massacre de Dir Yacine : Le 9 avril 1948, des membres des bandes sionistes Chterne et Aragon attaquent le village de Dir Yacine, à 6 km à l'ouest de la ville d'Al-Quds, et assassinent tous ceux qui se trouvent sur leur chemin. De plus, ils mutilent leurs victimes et les jettent dans le puits du village. Ils laissent au moins 254 martyrs, femmes, enfants et personnes âgées en majorité.

    - Le massacre de Qalwina : Le 12 avril 1948, une force de l'organisation sioniste terroriste de Balmakh attaque le village de Qalwina, 7 km au loin de la ville d'Al-Quds. Plusieurs maisons sont dynamitées et 14 personnes au moins périssent.

    - Le massacre d'Al-Lajoun : Le 13 avril 1948, ce village de la sous-préfecture de Jénine est attaqué par la bande sioniste Haganah et 13 habitants sont tués.

    - Le massacre de Nasser Ad-Dine : Le 14 avril 1948, les bandes Aragon et Chterne envoient une force dont les membres étaient habillés en Arabes au village de Nasser Al-Dine, 7 km au sud-ouest de la ville de Tabaria. Elle ouvre le feu sur ses habitants pour en tuer 50 personnes. A savoir que ce village ne comptait que 90 habitants.

    - Le massacre de Tabaria : Le 19 avril 1948, les bandes sionistes font exploser une maison et tuent 14 personnes.

    - Le massacre de Haïfa : Le 22 avril 1948, du côté de Hadar Al-Karmel, la ville de Haïfa est attaquée par des bandes sionistes, dans la nuit. Elles occupent des rues, des maisons et des bâtiments publics. Elles tuent 50 Arabes et en blessent 200 autres. Les habitants veulent faire fuir leurs enfants et leurs femmes vers la zone du port, une étape avant d'aller à la ville d'Akka. Mais ce groupe est aussi attaqué par des Sionistes. 100 personnes tombent en martyre et 200 autres sont blessés.

    - Le massacre de Aïne Al-Zaïtoune : Le 4 avril 1948, dans la localité d'Aïne Al-Zaïtoune, ce village arabe de la sous-préfecture de Safad, environ 70 captifs arabes sont exécutés, les mains enchaînées, raconte l'écrivaine juive Natiba Ben Yahouda dans son livre "Derrière les falsifications".

    - Le massacre de Safad : Le 13 mai 1948, dans la ville de Safad, la bande terroriste sioniste Haganah assassine 70 jeunes.

    - Le massacre d'Abou Chocha : Le 14 mai 1948, des soldats sionistes de la brigade Jafati encerclent de tous les côtés le village d'Abou Chocha, à environ cinq kilomètres de la ville d'Al-Ramla. Ils bombardent le village avec des balles réelles et des obus de mortier pour tuer 60 de ses habitants.

    - Le massacre de Beit Drass : Le 21 mai 1948, une force sioniste, épaulée par des blindés, encercle le village de Beit Drass pour empêcher l'arrivée de tout secours. Puis elle bombarde intensément le village en usant de ses canons et de ses obus de mortier. Un grand nombre d'enfants, de femmes, de personnes âgées qui veulent fuir le village est exterminé sur les entrées du village. Cet affreux massacre laisse 260 martyrs.

    - Le massacre d'Al-Tantoura : Le 22 mai 1948, les Sionistes pratiquent un massacre. Ce qui s'est passé dans le village d'Al-Tantoura était un vrai carnage collectif, confirme l'Israélien Théodore Kats, dans son mémoire de DEA présenté à l'université de Haïfa. Il souligne que le village a été occupé la nuit du 22 au 23 mai 1948, par l'escadron 33 de la brigade Aleksanerouni. Pour des heures durant, les soldats de l'occupation poursuivent et tuent des habitants. Plus tard, le cimetière contenant les 200 corps des victimes de ce carnage sera transformé en un parking servant la plage de la colonie sioniste de Dor, sur la Méditerranée, au sud de la ville de Haïfa.

    - Le massacre d'Al-Ramla : Le 1er juin 1948, dans la ville d'Al-Ramla, des officiers sionistes donnent aux habitants le choix entre quitter leur ville ou l'emprisonnement collectif. Ce n'est qu'une ruse. Ils assassinent beaucoup de ses habitants et jettent leurs corps sur la route publique Al-Ramlah-Allad. 25 familles y restent seulement.

    - Le massacre de Jamzo : Le 9 juillet 1948, une brigade sioniste de l'armée sioniste sous le nom de Yaftah se divise en deux parties. Une s'oriente vers la route du sud pour occuper le village d'Annaba et puis celui de Jamzo. Dans ce dernier, les soldats chassent les habitants et ouvrent le feu sur eux pour tuer 10 personnes.

    - Le massacre d'Al-Lad : Le 11 juillet 1948, une unité commando sous la direction du terroriste Mouchet Dayan investit la ville Al-Lad en tirant sur tout ce qui bouge. Les Arabes, au nombre de 176, qui se protègent dans la mosquée de Dahach, sont massacrés. Ainsi, le nombre total du carnage s'élève à 426 martyrs !

    - Le massacre d'Al-Majdal : Le 17 octobre 1948, la brigade de Lihi guidée par le même terroriste de Mochet Dayan attaque la ville d'Al-Majdal, inspecte les maisons et tire sur leurs habitants pour liquider des familles entières. 200 Arabes dont des femmes et des enfants tombent en martyre.

    - Le massacre d'Ad-Dwayma (département d'Al-Khalil, Hébron) : Le 29 octobre 1948, les bandits d'une brigade de l'organisation terroriste sioniste présidée par Mouchet Dayan investissent les maisons et tirent sur les familles. Deux cent personnes tombent en martyre.

    - Le massacre d'Aylbon : Le 30 octobre 1948, l'armée de l'occupation israélienne occupe la zone d'Aylbon et rassemble ses jeunes, au nombre de 14, pour les tuer sur-le-champ.

    - Le massacre d'Al-Hawla : Le 30 octobre 1948, la division Krmili de l'armée de l'occupation israélienne occupe le village d'Al-Hawla et rassemble environ 70 Palestiniens pour leur tirer dessus.

    - Le massacre d'Arab Al-Mowassi : Arab Al-Mowassi est une tribu arabe palestinienne dont les maisons étaient éparpillées à Akka, Tabaria et Safad. Le 2 novembre 1948, l'armée de l'occupation israélienne met la main sur 16 jeunes de cette tribu et les tue, sous prétexte qu'ils ont coopéré avec l'Armée de Sauvetage.

    - Le massacre de Majd Al-Koroum : Le 5 décembre 1948, une force de l'armée israélienne entre dans le village de Majd Al-Koroum sous prétexte qu'elle recherche des armes. Elle regroupe les habitants dans une place du village pour en exécuter huit personnes.

    - Le massacre d'Om Al-Chof : Le 30 décembre 1948, une unité de la bande sioniste Al-Atsal trouve un fusil et un pistolet chez des réfugiés palestiniens. Les bandits tuent alors, de façon inconsidérée, 7 jeunes parmi les habitants.

    - Le massacre d'Al-Safsaf : Le 30 décembre 1948, dans le village palestinien d'Al-Safsaf, sous-département de Safad, des bandes sionistes interpellent 52 hommes pour leur tirer dessus et en tuer une dizaine. Et les femmes les supplient de laisser leur vie sauve, en vain. Trois d'entre elles sont violées. Quatre autres sont tuées.

    - Le massacre de Jiz : Le 31 décembre 1948, dans le département d'Al-Ramla, des bandes sionistes investissent le village de Jiz pour tuer 13 de ses habitants, dont une femme et un nourrisson !

    - En dépit de tous les assassinats, les carnages collectifs et les déportations pratiqués par les forces de l'occupation israélienne à l'encontre du peuple palestinien, ce peuple reste résistant. Il refuse et refusera de céder et continuera à se montrer fort face aux Sionistes qui veulent tout prendre.

    Source : Centre d'information palestinien